5 conseils pour des vacances réussies

1. Je prévois mes dépenses

« Tout le monde disait que les vêtements en Floride étaient deux fois moins chers qu’à Paris », explique Sophie, partie pour Miami avec une valise cabine pour un séjour de 12 jours. « C’était vrai. Seulement, les tentations sont 10 fois plus nombreuses. »

La passion du shopping explose son budget. « J’en étais à refuser de dîner au cas où je trouverais une robe de plus. » Mais de retour à Annecy, où la robe d’été ne se porte que quelques semaines par an, elle réalise son erreur. « Chez moi, j’avais l’impression de ressembler à Paris Hilton au pays de Heidi, tout ce que je déteste. » Son dos-nu lamé argent, elle l’a tout de même porté une fois. Elle a une photo qui le prouve.

 

Joignable ou pas ?
Flipper à peine arrivée à l’aéroport ou à la gare parce qu’un client veut à tout prix signer le 15 août pendant votre absence ou que la stagiaire va vamper l’équipe, ça ne sert à rien. À moins de bosser au même tarif que Madonna, qui a une armada d’assistants, les vraies urgences sont rares. Envoyez un mail pour prévenir de votre absence et signalez sur votre messagerie de portable que vous êtes en vacances  ! C’est le début de la coupure nécessaire au ressourcement.

 

2. J’oublie les contraintes

Jusqu’en 2008, Charlotte adorait se lancer des défis. Son pire souvenir ? « Je voulais me limiter aux crudités dans un club doté d’un buffet gargantuesque où le punch faisait office d’eau de table. J’ai tenu 4 jours et j’ai craqué. » La résolution qui est impossible à respecter est une manière très efficace de rater ses vacances, mais celle qui aide à prendre soin de soi est constructive (« Je ne boirai jamais plus de trois tequilas la même soirée. »). Ne partez donc pas avec, en tête, quelques bonnes résolutions du genre : je perdrai 3 kg en une semaine, je ne ferai pas l’amour avec un inconnu, même s’il s’appelle Jésus, qu’il est brésilien et top model… Car la bonne résolution non tenue renforce un virus qu’on s’inocule avec facilité  : la culpabilité. Un jour, une amie de Charlotte, qui se la joue chaste, lui a confié avoir fait l’amour avec son amoureux, un pur modèle de perfection, une heure après l’avoir rencontré. Les chemins du bonheur ne passent pas toujours par les sentiers de la vertu. 

3. Je bouge de chez moi

L’envie de se distinguer, d’éviter les embouteillages et les plages surpeuplées ou de chouchouter son intérieur sont autant de bonnes raisons de ne pas voyager pendant les vacances. « Deux étés de suite, je me suis promis de repeindre ma salle de bains », raconte Clémence, convaincue que les travaux manuels, qu’elle aime autant que la musique militaire, lui changeraient les idées. Résultat  ? Elle a lu les magazines people allongée sur son canapé sans donner le moindre coup de pinceau. « C’est lorsque j’ai reçu les photos de mes copines à la plage que j’ai admis avoir besoin d’une coupure. » Car si le mot « vacances » vient du latin vacare, qui signifie « être libre, inoccupé », il correspond dans notre imaginaire à un changement de lieu, de climat et de repères. Bouger, c’est s’offrir une respiration. 

Le groupe terroriste
Un safari écolo en Inde, c’était le rêve de Lauriane. « Quand nous sommes montés dans un gros 4X4 à Jaipur, personne n’a rien dit, il était climatisé. Ensuite, chacun voulait de l’huile bio, du lait de chèvre certifié, c’était n’importe quoi… » Depuis, Lauriane appelle les hystériques du bio des Khmers verts. De quoi rougir de colère…

 

4. Je pars avec une « vraie » amie

La copine de lycée est parfois un choix par défaut. « Frédérique, je la connais depuis 15 ans. Elle est plaintive mais je pensais l’aider », raconte Johanna. Dès l’aéroport, ladite Frédérique reste rivée à son oreillette, pourchassant un garçon rencontré la veille. Dès lors, elle invente et décrit l’histoire qu’elle vivra à son retour avec cet homme parfait, selon elle. Une fois le pied posé à Djerba, la Bridget Jones version berrichonne décèle en chaque mâle qui approche sa copine un dangereux prédateur. Faut-il partir avec sa vieille copine ? Oui, si elle sait positiver. Non, si elle risque de révéler sa face cachée de… boulet. 

5. Je choisis la bonne destination

Le charme slave, le calme, les vraies rencontres, Marie en rêvait. Ludza, en Lettonie, paraissait être une province pleine d’atouts. C’était moins commun que Palavas-les-Flots. « Les filles sont blondes, minces, magnifiques. Mon mec passait sa vie à se déboîter le cou. Dès que nous avons quitté l’aéroport, j’ai compris pourquoi le pays était peu visité. L’apprentissage du letton demandeplus de 15 jours… » Depuis, Marie a admis que l’Europe culturelle était en construction. Cette année, elle part découvrir Le Pouliguen.

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