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Photo © Stéphane de Bourgies (www.bourgies.com)

DÉBATS

IST kesako ?

01 Juillet 2009 par Fabienne Attali

Edito Pause Santé numéro 5

 

Un Inimitable Sumo en Tutu, une Idylle de la Scie et du T hon, un Insecte Super Teigneux ? NON. Une IST est une infection sexuellement transmissible. La nouvelle campagne de l'INPES* ne manque pas d'humour mais, dans le domaine de la santé, l'essentiel est d'être entendu et compris de tous. Les signes de ces infections ne sont pas toujours visibles mais ces microbes, virus et bactéries sont parfois la cause de maladies graves comme le sida, l'hépatite B et certains cancers.
Dans le cas du VIH, 6 500 personnes découvrent chaque année en France leur séropositivité, sans que l'on connaisse exactement la date à laquelle elles ont été infectées. Ce chiffre toujours élevé est la preuve que l'épidémie est loin d'être enrayée. L'arrivée des anti-rétroviraux et l'association de leurs principes actifs ont bouleversé le pronostic vital des malades. De mortel, le sida est devenu une maladie chronique. Sans la recherche médicale, les morts dans le monde se compteraient probablement par centaines de millions, il faut le rappeler avec force. Mais l'efficacité de ces traitements, conjuguée à l'absence d'une communication claire et lisible à destination du grand public, a probablement contribué au relâchement des attitudes de prévention. L'éducation des adolescents, par exemple, doit se faire impérativement avant le début de leur vie sexuelle. Le message est simple : le seul moyen de se protéger du sida et des infections sexuellement transmissibles est d'utiliser un préservatif. En France, 30 000 personnes ignoreraient aujourd'hui leur séropositivité. C'est pourquoi le dépistage doit représenter le second volant d'une politique soutenue de prévention.
Ce chiffre alarmant explique pourquoi de plus en plus de voix s'élèvent pour le proposer systématiquement aux personnes qui se présentent dans un lieu de soin et pour réclamer une plus large implication des médecins généralistes. Les urgences sont aujourd'hui les mêmes qu'au début de l'épidémie : prévenir et dépister pour traiter au plus vite et pour sauver des vies.

* Institut national de prévention et d'éducation pour la santé

 

 

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