Abonnez-vous au flux RSS de pausesante.fr

Accueil du site > Santé prévention > Christophe Dechavanne relance: "Sortez couverts!"

 


Photo © Benaroch/SIPA

SANTÉ

Christophe Dechavanne relance: "Sortez couverts!"

23 Juillet 2009 par Fabienne Attali

Depuis le 22 juin, l'animateur et producteur vedette soutient une nouvelle campagne d'information et de mise à disposition du préservatif pour tous. Il nous a tout dit de son engagement dans un entretien exclusif.

 

Pause Santé : La deuxième édition de Sortez couverts a débuté le 22 juin, la première remonte à 1992, vous étiez à l'époque très déterminé. 17 ans plus tard, on perçoit encore en vous une certaine colère.
CD : Oui, c'est le cas. Savoir que l'amour peut donner la mort m'est absolument insupportable. En réalité, je mène ce combat depuis 1988, j'étais à l'antenne dans l'émission Ciel, mon mardi !. En pleine épidémie de sida, il m'a semblé essentiel d'utiliser cet outil formidable qu'est la télévision pour informer sur les méthodes de prévention de la maladie et l'usage du préservatif. C'était ma responsabilité d'homme et de citoyen. Ne pas le faire aurait été de la non-assistance à personne en danger. C'est comme cela qu'est né le slogan Sortez couverts.

PS :
Vous pensez donc que le message n'est toujours pas passé ?
CD : Non, il reste du boulot. Vous savez, nous réalisons pour Une Famille en or des sondages sur la vie quotidienne des Français. À la question « quel est l'objet qui vous ferait honte si on le retrouvait chez vous ? », le panel a répondu à la majorité : un préservatif. C'est tout dire  !
Les chiffres de vente de préservatifs sont significatifs, ils diminuent en France. Il s'en vendait 120 millions en 1997, il ne s'en vend plus aujourd'hui que 90 millions, alors même que les Anglais, par exemple, en consomment 180 millions. Le prix est vraisemblablement un frein et c'est inacceptable. C'est pour cette raison que j'ai accepté de soutenir le laboratoire Polidis qui les fabrique et l'association Croix verte et Ruban rouge. Notre combat est de mettre à la disposition de tous, dans toutes les pharmacies françaises, un préservatif à 20 centimes et la boîte de 12 à 2 €.

 

« NOUS SOMMES DES MILITANTS »
C'est ainsi que se définissent Patrick Pisa et Bertrand Vignaud, les patrons du laboratoire Polidis, tous deux à l'origine du 
préservatif à 1 franc. Avec l'aide de l'association Croix verte et Ruban rouge qui lutte pour la prévention du sida, ils avaient réussi en 1992 à sensibiliser et à encourager les pharmaciens à s'approvisionner. La consommation, cette année-là, avait progressé de 25 %. Aujourd'hui, ils s'engagent à nouveau ensemble 
aux côtés de Christophe Dechavanne avec pour objectif  : des préservatifs dans toutes les pharmacies, dans tous les lycées et pourquoi pas demain dans tous les collèges. Leur détermination est intacte, seule la devise a changé. À ceux qui les attaquent, Patrick Pisa et Bertrand Vignaud répondent d'une même voix : « Nous ne réalisons aucune marges ni profits sur ces ventes, c'est simplement pour nous un acte de santé publique. »
Plus d'infos sur www.polidis.org.


PS :
Votre objectif est ambitieux. Croyez-vous que les 22  000 officines françaises vont suivre ?
CD : Je l'espère et je le crois. 5 millions de préservatifs sont prêts et 4 millions ont déjà été commandés. Je le dis souvent et je le répète  : si votre pharmacien ne dispose pas de préservatif à ce prix-là, n'hésitez pas, changez de pharmacien  !

PS :
Le prix est sûrement une explication, mais ne croyez-vous
pas qu'aujourd'hui le sida fasse
moins peur ?
CD : Il est certain que l'arrivée des nouveaux traitements en 1996 a provoqué un relâchement des conduites de prévention. Les jeunes banalisent la maladie. Je voudrais ajouter que le préservatif est un moyen de contraception et qu'il protège de toutes les infections sexuellement transmissibles. Aujourd'hui, il demeure le seul «vaccin» contre le sida.

PS :
Le ministère de l'Éducation nationale nous a confirmé avoir équipé 95 % des lycées publics et privés sous contrat en distributeurs automatiques. Vous avez l'ambition, je crois, de les faire entrer dans les collèges ?
CD : Permettez-moi de douter de ce chiffre. Je pense que nous sommes aujourd'hui très loin du compte. Sur chaque boîte vendue, 10 centimes d'euros seront reversés à l'association Croix verte et Ruban rouge. Les sommes récoltées permettront d'équiper tous les établissements qui en font la demande et, à mon avis, ils sont encore nombreux. Je sais que les enfants entrent à l'âge de 11 ans au collège, mais ils y restent jusqu'à 14 ou 15 ans. Il faut regarder la vérité en face : l'âge du premier rapport sexuel a baissé. Les associations de parents doivent comprendre qu'il ne s'agit pas d'un appel à la débauche. C'est le début de l'éducation, c'est elle qui permettra de créer un réflexe de protection. Nous n'avons pas le droit de laisser ces jeunes prendre des risques.

PS :
Vous avez rencontré le Président de la République, que lui avez-vous demandé ?
CD : Je lui ai fait part de mon étonnement face à l'absence de grande campagne de communication dans les journaux et de spots télévisés de prévention. Je lui ai demandé de m'aider et de soutenir cette opération.

 

 

0 vidéo(s)

 

 

Envoyer Imprimer Réagir

   

 

 

Partager

Digg del.icio.us Facebook Google Scoopeo TwitThis Wikio FR BlogMemes Fr Furl Live blogmarks Technorati StumbleUpon YahooMyWeb

 

 

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.