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SANTÉ
Pamplemousse et médicaments gare aux pépins
02 Avril 2009 par Françoise Condat
Certains aliments ne font pas bon ménage avec les médicaments. C'est le cas du pamplemousse. À lire attentivement avant d'en presser un.
Gorgé de jus, doté d'une chair ferme et douce, le pamplemousse est riche en vitamines (A, B1, B3, B5). Un demi-fruit fournit à lui seul 60% des besoins journaliers en vitamine C de l'adulte. Cette vitamine stimule les défenses naturelles et renforce l'absorption du fer contenu dans les végétaux. Le pamplemousse est aussi une excellente source de fibres qui calment l'appétit et régularisent le transit. Côté négatif, des études récentes menées par des chercheurs de Philadelphie montrent que la naringine, une substance contenue dans les pamplemousses, peut contredire l'action d'un médicament. Elle peut soit le rendre moins efficace, soit majorer la fréquence et la gravité de ses effets indésirables. Un seul verre de jus de pamplemousse pourrait multiplier par 5 la quantité de médicament libérée dans le sang.
Merci au docteur Arnauld Maloubier,
médecin nutritionniste.
Michèle D., 61 ans
On ne mélange pas le pamplemousse et…
- les anti-inflammatoires (même l'aspirine), pour éviter brûlures d'estomac ou reflux acides. (Dans tous les cas, il est préférable de prendre ce type de médicaments en milieu de repas.)
- les médicaments qui font baisser le cholestérol, pour éviter des atteintes musculaires graves.
- les immunosuppresseurs (prescrits pour éviter le rejet à la suite d'une greffe) afin de ne pas endommager vos reins.
- les antihypertenseurs, car le jus de pamplemousse diminue leur efficacité.
- les molécules qui soignent l'angine de poitrine, pour éviter une dilatation des vaisseaux accompagnée de sensations de chaleur et des rougeurs désagréables du visage (flush).
- les benzodiazépines, qui traitent l'anxiété ou les troubles du sommeil, pour éviter une baisse de la vigilance et une somnolence dangereuse au volant ou lorsqu'on travaille sur une machine.
Les précautions
Lisez attentivement les notices des médicaments, elles mentionnent les aliments à éviter et la nature du risque encouru. Et si l'on est «accro» au jus de pamplemousse – fraîchement pressé ou en bouteille – mieux vaut en parler à son médecin qui prescrira une autre molécule.Merci au docteur Arnauld Maloubier,
médecin nutritionniste.
Les pépins de pamplemousse, un antibiotique natuels ?
Dans les années 80, le docteur Jacob Harich, physicien, découvre que les pépins de pamplemousse qu'il met dans son compost ne pourrissent pas. Après des analyses, il conclut qu'ils sont composés d'une substance aussi puissante, mais moins nocive, que les antibiotiques. De nombreuses recherches se sont succédé mais il semble que cette piste soit décevante.
Jamais pendant une chimio !
« Moi qui, pendant 15 ans, ai bu un grand verre de jus de pamplemousse chaque matin, j'ai dû arrêter lorsque j'ai eu un cancer du sein. Le médecin qui me suivait m'a expliqué que cet agrume fatiguait le foie déjà très éprouvé par la chimiothérapie. Apparemment, ce n'est pas le cas du jus d'orange ni d'aucun autre agrume et je m'offre, de temps en temps, une orange pressée. »Michèle D., 61 ans
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