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SAVEURS
Je ne mange rien...et je grossis
11 Septembre 2008 par Ghislaine Andréani
Surveiller sans en avoir l'air son alimentation, bouder le contenu de son assiette et malheureusement grossir donne un coup au moral. Problème génétique ou mauvaise foi ? Il y a sûrement une raison et sûrement une solution.
L'avez-vous remarqué ? Lors d'un dîner entre amis,
il y a trois sortes de convives : ceux qui font honneur aux mets sans souci des calories. Ceux qui font très attention et ne s'en cachent pas. Puis ceux qui ne terminent jamais leur assiette ou prennent d'emblée de petites portions. Vous faites partie de cette dernière catégorie et vous grossissez ? Pas de panique, avec un peu de réflexion et de bon sens vous pouvez découvrir où le bât blesse.
Où vont vos préférences ? Légumes ? Poissons ? Charcuteries ? Fruits ? Êtes-vous plus sucré que salé ? Plus gras que maigre ? Notez ce que vous mangez pendant une journée. Avez-vous prêté attention au choix des aliments des personnes que vous enviez ? Celles-ci, sans s'en rendre compte, consomment protéines, légumes, féculents en petites portions, et peu de graisses…
Que faire ? Les calories provenant des graisses se transforment en kilos. La raison : pendant la digestion, l'organisme brûle beaucoup plus de calories en métabolisant des protéines et des glucides (sucres) que de graisses. Toute alimentation bien comprise se répartit de la sorte : protéines 15 %, lipides 30 %, glucides 55 %. Passez à la loupe votre assiette et exercez-vous. La réussite ne se fera pas attendre.
Il n'y a pas si longtemps, les médecins affirmaient que le dysfonctionnement des glandes hormonales était rare chez les personnes en surpoids. Elles se nourrissaient trop et mal. Aujourd'hui, le discours a changé, certaines hormones seraient liées au poids. Cette découverte a ouvert une voie de recherche pour des médicaments adaptés à chaque trouble métabolique.
Que faire ? Prendre connaissance de ces données scientifiques est rassurant. Mais cela n'apporte pas de solution aux kilos superflus. En attendant le régime personnalisé selon votre carence hormonale, vous devez privilégier les protéines (poissons, viandes...). Manger beaucoup de légumes. Vous abstenir d'aliments sucrés (excepté les fruits). Limiter les graisses et ne pas grignoter entre les repas.
Certains médicaments ouvrent l'appétit, d'autres font grossir. Les responsables entre autres : les bêta-bloquants contre l'hypertension, les corticoïdes (anti-inflammatoires, antalgiques), les benzodiazépines (antidépresseurs), les pilules mal adaptées ou trop fortement dosées.
Que faire ? Pas question d'abandonner votre traitement. N'hésitez pas à en parler à votre médecin. Il peut vous proposer un nouveau dosage ou tout simplement vous prescrire une autre molécule ayant les mêmes effets.
Parfois, il suffit de vous rappeler les consignes que vous avez oublié de respecter. Sous cortisone par exemple, manger sans sel évite l'oedème.
La chute des hormones entraîne une accumulation des graisses, surtout au niveau du ventre et des hanches. Le métabolisme ralentit, le corps perd peu à peu ses muscles au profit de la graisse. De plus, cette tranche de vie peut s'accompagner d'un bouleversement psychologique compensé par un besoin fréquent de grignoter.
Que faire ? C'est le moment de réviser votre hygiène de vie. Faites trois vrais repas autour d'une table. Accordez-vous un seul aliment gras par repas. Attention aux graisses cachées (chocolat, plats préparés…) et aux petits en-cas. Augmentez vos dépenses en pratiquant une activité physique. Si c'est au-dessus de vos forces : marchez au moins trente minutes par jour. l
On a remarqué que les comportements alimentaires induits par le stress sont totalement différents d'une personne à l'autre. Certaines se jettent sur la nourriture, d'autres ont l'appétit coupé. Seule remarque : les premières préfèrent les aliments sucrés, croustillants, riches en calories. À l'inverse, celles dont l'appétit est coupé sont plus jeunes et ont un goût pour le salé. Cette différence de comportement est la plupart du temps génétiquement déterminée.
Que faire ? Contre cette inégalité qui nous serait donnée au berceau, il n'y a pas grand-chose à faire sauf, bien sûr, en prendre connaissance et adopter une nouvelle attitude. Si le stress vous accapare, évitez de le nourrir. Adoptez d'autres réflexes : faites du lèche-vitrine, des promenades, allez au cinéma, pratiquez une activité physique... En bref, occupez votre corps et votre esprit. Misez aussi sur des séances d'acupuncture. Les petites aiguilles placées sur les bons points ont une action apaisante. C'est peut-être aussi l'occasion de rechercher l'aide d'un psy.
Comment les boulangers maquillent-ils nos baguettes ? Pourquoi les frites et la mayo ne font-elles pas bon ménage ? Autant de questions auxquelles Béatrice de Reynal, nutritionniste, répond avec audace et humour.
http://miammiam.mabulle.com
Le choix des aliments
Où vont vos préférences ? Légumes ? Poissons ? Charcuteries ? Fruits ? Êtes-vous plus sucré que salé ? Plus gras que maigre ? Notez ce que vous mangez pendant une journée. Avez-vous prêté attention au choix des aliments des personnes que vous enviez ? Celles-ci, sans s'en rendre compte, consomment protéines, légumes, féculents en petites portions, et peu de graisses…
Que faire ? Les calories provenant des graisses se transforment en kilos. La raison : pendant la digestion, l'organisme brûle beaucoup plus de calories en métabolisant des protéines et des glucides (sucres) que de graisses. Toute alimentation bien comprise se répartit de la sorte : protéines 15 %, lipides 30 %, glucides 55 %. Passez à la loupe votre assiette et exercez-vous. La réussite ne se fera pas attendre.
La faute des hormones
Il n'y a pas si longtemps, les médecins affirmaient que le dysfonctionnement des glandes hormonales était rare chez les personnes en surpoids. Elles se nourrissaient trop et mal. Aujourd'hui, le discours a changé, certaines hormones seraient liées au poids. Cette découverte a ouvert une voie de recherche pour des médicaments adaptés à chaque trouble métabolique.
Que faire ? Prendre connaissance de ces données scientifiques est rassurant. Mais cela n'apporte pas de solution aux kilos superflus. En attendant le régime personnalisé selon votre carence hormonale, vous devez privilégier les protéines (poissons, viandes...). Manger beaucoup de légumes. Vous abstenir d'aliments sucrés (excepté les fruits). Limiter les graisses et ne pas grignoter entre les repas.
La prise de médicaments
Certains médicaments ouvrent l'appétit, d'autres font grossir. Les responsables entre autres : les bêta-bloquants contre l'hypertension, les corticoïdes (anti-inflammatoires, antalgiques), les benzodiazépines (antidépresseurs), les pilules mal adaptées ou trop fortement dosées.
Que faire ? Pas question d'abandonner votre traitement. N'hésitez pas à en parler à votre médecin. Il peut vous proposer un nouveau dosage ou tout simplement vous prescrire une autre molécule ayant les mêmes effets.
Parfois, il suffit de vous rappeler les consignes que vous avez oublié de respecter. Sous cortisone par exemple, manger sans sel évite l'oedème.
Le cap de la cinquantaine
La chute des hormones entraîne une accumulation des graisses, surtout au niveau du ventre et des hanches. Le métabolisme ralentit, le corps perd peu à peu ses muscles au profit de la graisse. De plus, cette tranche de vie peut s'accompagner d'un bouleversement psychologique compensé par un besoin fréquent de grignoter.
Que faire ? C'est le moment de réviser votre hygiène de vie. Faites trois vrais repas autour d'une table. Accordez-vous un seul aliment gras par repas. Attention aux graisses cachées (chocolat, plats préparés…) et aux petits en-cas. Augmentez vos dépenses en pratiquant une activité physique. Si c'est au-dessus de vos forces : marchez au moins trente minutes par jour. l
Le stress
On a remarqué que les comportements alimentaires induits par le stress sont totalement différents d'une personne à l'autre. Certaines se jettent sur la nourriture, d'autres ont l'appétit coupé. Seule remarque : les premières préfèrent les aliments sucrés, croustillants, riches en calories. À l'inverse, celles dont l'appétit est coupé sont plus jeunes et ont un goût pour le salé. Cette différence de comportement est la plupart du temps génétiquement déterminée.
Que faire ? Contre cette inégalité qui nous serait donnée au berceau, il n'y a pas grand-chose à faire sauf, bien sûr, en prendre connaissance et adopter une nouvelle attitude. Si le stress vous accapare, évitez de le nourrir. Adoptez d'autres réflexes : faites du lèche-vitrine, des promenades, allez au cinéma, pratiquez une activité physique... En bref, occupez votre corps et votre esprit. Misez aussi sur des séances d'acupuncture. Les petites aiguilles placées sur les bons points ont une action apaisante. C'est peut-être aussi l'occasion de rechercher l'aide d'un psy.
UN BLOG À DÉVORER
Comment les boulangers maquillent-ils nos baguettes ? Pourquoi les frites et la mayo ne font-elles pas bon ménage ? Autant de questions auxquelles Béatrice de Reynal, nutritionniste, répond avec audace et humour.
http://miammiam.mabulle.com
L'obésité est « l'épidémie du XXIe siècle ». Selon l'OMS, plus de la moitié de la population mondiale sera en surpoids en 2030.
Défendue par de nombreux politiques, la « fat tax » (taxation des produits gras et sucrés) resurgit comme un serpent de mer.
En plus d'être très injuste (ce sont les familles les plus économiquement défavorisées qui sont les plus fortes consommatrices de cette catégorie de produits), la mesure serait probablement inefficace. Pour preuve, les pays qui l'ont adoptée n'ont pas réussi à enrayer le phénomène, et ce pour plusieurs raisons. D'une part, il existe des phénomènes de substitution. Quand, par exemple, le prix du beurre augmente, la consommation se reporte sur les huiles. D'autre part, l'effet pervers d'une stigmatisation de ces produits n'est pas négligeable et peut induire des troubles du comportement alimentaire et du stress, tous deux responsables à coup sûr d'une prise de poids. La solution passe par l'éducation. Il s'agit d'apprendre à manger à sa faim et non à longueur de journée, de redécouvrir et de reconnaître la sensation de satiété. Cette éducation, qui débute dans la famille, doit-elle se poursuivre à l'école ? La question est posée.
FA
FAUT-IL TAXER LES BARRES CHOCOLATÉES ET LES SODAS ?
Défendue par de nombreux politiques, la « fat tax » (taxation des produits gras et sucrés) resurgit comme un serpent de mer.
En plus d'être très injuste (ce sont les familles les plus économiquement défavorisées qui sont les plus fortes consommatrices de cette catégorie de produits), la mesure serait probablement inefficace. Pour preuve, les pays qui l'ont adoptée n'ont pas réussi à enrayer le phénomène, et ce pour plusieurs raisons. D'une part, il existe des phénomènes de substitution. Quand, par exemple, le prix du beurre augmente, la consommation se reporte sur les huiles. D'autre part, l'effet pervers d'une stigmatisation de ces produits n'est pas négligeable et peut induire des troubles du comportement alimentaire et du stress, tous deux responsables à coup sûr d'une prise de poids. La solution passe par l'éducation. Il s'agit d'apprendre à manger à sa faim et non à longueur de journée, de redécouvrir et de reconnaître la sensation de satiété. Cette éducation, qui débute dans la famille, doit-elle se poursuivre à l'école ? La question est posée.
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