Accueil du site > Solidaire agir > Non, Monsieur le président…

Photo © Stéphane de Bourgies.
SOLIDAIRE
Non, Monsieur le président…
09 Décembre 2008 par Fabienne Attali & Lucien Bennatan
« 2 français sur 5 ont renoncé à des soins en raison de leur coût. » Edito - Pause Santé N°2 Déc 2008 / Janvier 2009
… la presse gratuite n'est pas la mort de la presse payante.
Les chiffres l'attestent, cette presse a su trouver ses lecteurs. Il suffit de prendre le matin et le soir les transports en commun pour le constater. Elle représente le premier, voire le seul accès à l'information pour une grande partie de nos concitoyens.
N'est-il pas possible de penser cohabitation plutôt qu'opposition ? Des nouveaux modèles ont vu le jour et le succès d'Internet en est une preuve supplémentaire.
Non, monsieur le Président, la distribution et le coût ne sont pas les seules raisons de la désaffection des Français pour leur presse.
Il est de notre responsabilité de journalistes de faire évoluer nos supports autant dans le contenu que dans la présentation de l'information. Dans le domaine de la santé, la presse gratuite c'est offrir aux plus faibles et aux plus isolés la possibilité de prévenir les maladies et de mieux se soigner. Être informés, c'est apprendre, être informés c'est comprendre.
Une enquête Ipsos pour le Secours populaire français nous révèle des chiffres effrayants.
2 Français sur 5 ont déjà retardé ou renoncé à des soins en raison de leur coût, 2 Français sur 3 ont le sentiment de ne pas avoir les moyens de s'offrir une alimentation équilibrée. Peut-on encore décemment dans ce contexte se contenter de répéter que, pour être en bonne santé, il faut consommer 5 fruits et 5 légumes par jour et qu'il faut manger et bouger ? La grande loi Hôpital, patients, santé et territoires sera dans quelques mois examinée par le Parlement. Elle représente beaucoup d'espoir, il est capital que ses applications pratiques ne laissent personne de côté.
« Promouvoir l'éducation thérapeutique et en faire un élément à part entière du parcours de soin »
a déclaré madame Roselyne Bachelot-Narquin, en préambule de la présentation de cette loi. C'est cette parole que nous avons également décidé de porter. Pause Santé a fait sienne la maxime du journaliste Albert Londres qui définit ainsi sa profession « Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».
Partager
| | Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Vérifiez ici. |
- Les étudiants recalés des soins
- L'entreprise solidaire
- Commerce équitable le second souffle
- Handicap, le temps de l'engagement
- Un thé vert avec... Véronique Zimeray
- Merci
- Des vacances pour tous
- Femmes en prison
- Une nuit avec les sans-abri
- Satya Oblette crée une fondation
- Quand les médecins refusent de soigner
- Agir contre l'illettrisme
- 21