La rhinite ce n’est pas automatique

Nez qui pique, qui coule ou bouché. Éternuements, larmoiements, yeux irrités, toux, fatigue… Le bon vieux rhume des foins du printemps prend aussi ses quartiers d’hiver.

À quoi  je reconnais une rhinite ?

Facile ! Les formes inflammatoires se présentent sensiblement de la même manière. Le nez coule abondamment ou est totalement obstrué. Éternuements en salves, picotements, larmoiements et yeux rougis. La rhinite inflammatoire touche principalement les ados et les jeunes adultes (18/30 ans). Dans les formes allergiques, il s’agit le plus souvent d’allergies domestiques : acariens, moisissures, poils d’animaux… Lorsque ces derniers entrent en contact avec les yeux ou les voies respiratoires de la personne allergique, le système immunitaire enclenche une réaction inflammatoire. Et en cas d’infection, virale ou bactérienne, une rhinite peut également survenir.

Qu’est-ce que je risque ?

Une rhinite allergique, même légère, non traitée altère considérablement la qualité de vie (troubles du sommeil). Fréquemment associée à l’asthme, elle semble aussi augmenter le risque d’otite chez les enfants.

Suis-je forcément concerné ?

L’hérédité joue un rôle important dans l’apparition des allergies. Si les parents ont une allergie (peu importe laquelle), le risque pour l’enfant d’en souffrir est de 48 %. Les scientifiques constatent aussi, sans l’expliquer, que les hommes sont plus à risque que les femmes. Enfin, c’est très souvent l’aîné de la famille qui est atteint. Et puis il y a ceux qui jouent avec le feu : exposition répétée à la pollution, à la fumée de cigarette.

Je consulte qui ?

Vous connaissez la formule : si les symptômes persistent… Dans ce cas, direction le généraliste, puis un allergologue ou un ORL.

Comment je me soigne ?

On débute généralement le traitement par des antihistaminiques. Lorsque la rhinite est persistante ou d’emblée sévère, des anti-inflammatoires sont prescrits sous forme de spray nasal. Prescrits chez les enfants, les antidégranulants s’utilisent en aérosol nasal ou en gouttes pour les yeux. Pour certains allergènes, et lorsqu’ils sont identifiés, le médecin peut proposer une désensibilisation sublinguale (on dépose régulièrement sous la langue un extrait de l’allergène). Enfin exceptionnellement, on utilise la chirurgie en cas d’anomalies des fosses nasales.

Remerciements au professeur Jean-Michel Klossek, du CHU de Poitiers.

 

Deux en un


Une nouvelle substance active vient de faire son apparition derrière les comptoirs des pharmaciens. Il s’agit d’un corticoïde à pulvériser dans le nez une à deux fois par jour. Il traite les enfants à partir de 6 ans, les adolescents et les adultes. Il intervient à la fois sur les symptômes nasaux mais également sur les démangeaisons des yeux et le larmoiement, si désagréables au quotidien. Demandez conseil à votre médecin.

 

Comment je me protège ?

> Aérez les pièces tous les jours.
> Évitez de faire sécher le linge à l’extérieur (dépôt de pollen).
>Lavez souvent votre literie à l’eau chaude (au moins 54°C).
> Mettez les peluches au congélateur durant 72 heures pour éliminer les larves d’acariens qui y sont nichées (tous les 3 mois). Éloignez les animaux, notamment  des chambres.

 

Trois types de rhinite


> La rhinite allergique est intermittente ou permanente.
> La rhinite inflammatoire est persistante et non allergique.
> L’infectieuse est virale.

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