Le stress et l’alimentation

Les liens entre le stress et notre comportement alimentaire ne sont plus à démontrer. Certains se jettent sur la nourriture, d’autres ne mangent plus rien. Pourquoi ? Comment faire pour résister ? Le zen est au bout de la fourchette.

Le stress peut nous pousser à manger n’importe quoi,

n’importe comment, n’importe où. Et lorsque l’on cherche le réconfort, c’est souvent vers les aliments les plus sucrés et les plus gras que l’on jette son dévolu. Consommer des aliments que l’on aime provoque une sécrétion l’endorphines, les « hormones du plaisir ». Qui n’a jamais englouti une tablette de chocolat ou un paquet de chips pour se calmer ?

La satiété bouleversée

L’anxiété agit sur la digestion (les aliments mal mâchés restent sous forme de grosses molécules, résultat : on a mal au ventre et à l’estomac). Elle agit également sur la satiété, les repères de la faim sont inexistants quand les repas sont déstructurés. Enfin, plus on pratique les régimes, plus le stress influe sur notre comportement, soit en accentuant la restriction, soit au contraire en entraînant des « lâchages » de type compulsif.

Le stress influe sur le poids

Les résultats d’études récentes permettent aujourd’hui d’affirmer que le stress chronique fait grossir. Sous son influence, l’organisme conserverait plus de gras en particulier au niveau de l’abdomen. Une sorte de réponse physiologique du tissu adipeux. Baptisé hormone du stress, le cortisol en excès accroît le nombre et le volume des cellules graisseuses abdominales. Une graisse dangereuse qui explique l’augmentation du risque de diabète, cholestérol, hypertension et des maladies cardio-vasculaires. À ce tableau peuvent s’ajouter d’autres perturbations qui impliquent d’autres hormones comme la leptine, témoin des réserves énergétiques de l’organisme, la sérotonine impliquée dans la prise alimentaire, les hormones thyroïdiennes, dont l’excès ou le manque peuvent provoquer de la fatigue, un syndrome dépressif ou, à l’inverse, de l’excitabilité et la maigreur.

La bonne façon de manger

Inverser la vapeur et décider que l’alimentation devienne votre alliée. Conservez 3 vrais repas, à heures fixes, pris dans le calme, assis, en favorisant des aliments savoureux et joliment présentés. Dans tous les cas, il est bon de limiter les boissons excitantes : café, thé, et surtout de ne pas noyer ses angoisses dans l’alcool. Offrez-vous un bon restaurant de temps en temps, c’est idéal pour le moral. Et faites du sport : sortez, courez, marchez, en un mot, bougez. C’est prouvé, l’activité physique permet d’évacuer le stress et d’augmenter votre résistance aux agressions.

* Médecin, Arnauld Maloubier est spécialisé dans la prise en charge personnalisée du surpoids et des maladies métaboliques. Il milite pour la prévention et accompagne les patients tant sur le plan de la santé que sur celui de leur bien-être.

L’assiette antistress


  • La tomate et le cresson sont des mines d’oligo-éléments et de vitamines tonifiantes (B-C).
  • L’ail regorge de vitamines C et B6, de fer, de magnésium, de calcium.
  • Le poisson gras et les fruits de mer apportent des oméga 3, du phosphore.
  • La banane est riche en potassium, essentiel au système neuro-musculaire.
  • Les céréales complètes sont pleines de sucres lents et de vitamines B.
  • La levure de bière est concentrée en vitamines, oligo-éléments et minéraux.
  • Les fruits secs sont idéaux pour leur richesse en fibres et en vitamines.
  • Le chocolat (noir) est bourré de magnésium et de phényléthylamine. Celui-ci est un précurseur de la sérotonine, l’hormone qui régule l’humeur.

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