Prenez votre coeur à corps !

Première cause de mortalité prématurée en France et source de nombreux handicaps, les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité. Les principaux responsables : l’hypertension et un surpoids dont l’origine peut être génétique. Vous pouvez inverser les tendances.

 En famille, on a longtemps partagé les mêmes repas, plus ou moins équilibrés, devant la même télévision… Il est naturel dès lors de développer un certain nombre de facteurs de risque communs. Cela dit, un seul facteur ne suffit pas à provoquer un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral, il faut un « bouquet ». À vous de jouer sur l’un ou l’autre facteur pour faire en sorte que l’addition soit moins salée… ou moins risquée !

 L’un de vos parents a trop de tension

Dans 95 % des cas, il n’existe pas d’explications à l’hypertension artérielle. Néanmoins, le risque de devenir hypertendu augmente avec l’âge. Et si l’un de vos parents, et plus encore les deux, est hypertendu vous avez davantage de risque d’avoir vous-mêmes de la tension.

La parade : Surveillez votre poids, pratiquez une activité physique régulière, prenez de bonnes habitudes alimentaires (fruits, légumes, poissons gras, huile d’olive, etc.), limitez le sel, évitez le tabac et l’alcool.

L’un de vos parents a du cholestérol

La plupart des anomalies du cholestérol (des graisses, dont une fraction, le « mauvais » cholestérol, enrobe les artères et accentue le risque d’infarctus) ont une forte composante génétique, ce qui explique que l’on ait un cholestérol trop élevé de génération en génération.

La parade : Si manger gras vous expose à pulvériser les seuils de cholestérol admissibles, les formes familiales de cholestérol sont souvent réfractaires au régime pauvre en graisses d’origine animale (fromages et viande rouge) : le cholestérol ne baisse que d’un cinquième environ. À l’origine de cette anomalie, un défaut de fonctionnement d’une enzyme, à contrer par un médicament spécifique, une statine. Allégez encore la balance des risques superflus en cessant de fumer par exemple.

L’un de vos parents a trop de sucre dans le sang

Le risque de développer un diabète est doublé quand l’un des parents est atteint par la maladie. Et ce diabète que l’on dit gras, de la maturité (à l’inverse du diabète du très jeune que l’on soigne d’emblée par de l’insuline), est associé au surpoids…

La parade : Gare à votre morphotype, c’est-à-dire à la forme générale de votre corps. Si elle est très semblable à celle de votre parent, déclenchez dès que possible votre « plan de sauvetage » personnel. Au moins 30 minutes d’activité physique tous les jours, alimentation équilibrée pour garder son poids de forme, boycott des sodas sucrés et surveillance de la glycémie (le sucre dans le sang) à jeun, dès 30 ans pour détecter un éventuel diabète.

9 facteurs de risque modifiables

Des facteurs ont été identifiés sur lesquels on peut agir. Ils déterminent presque à eux seuls la survenue de l’infarctus. 6 d’entre eux aggravent le risque : un cholestérol élevé, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, le surpoids et le stress. Et 3 vous protègent : une activité physique régulière, une consommation mesurée de vin (moins de 3 verres par jour pour un homme, 2 verres pour une femme) et de fruits et de légumes sans modération.

Calculez votre risque

Chacun de ces facteurs de risque multiplie par deux l’éventualité d’un infarctus ou  d’un accident vasculaire cérébral (par rapport à une personne en bonne santé).  Tabac+diabète+hypertension par exemple n’additionnent pas les risques, mais les multiplient, par 16 dans ce cas, par 64 s’il s’y ajoute un cholestérol élevé.

Merci au Pr Jean-Jacques Mourad, unité de médecine interne-hypertension artérielle à l’hôpital Avicenne (Bobigny).

120 000 crises cardiaques et 130 000 accidents vasculaires cérébraux chaque année en France

carnet d’adresses

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.
www.inpes.sante.fr

Le Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle qui organise le 16 décembre une campagne d’information : « Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension ! »
www.comitehta.org

Conseils quiz et témoignages:

www.prevention-cardio.com

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