La meilleure façon de marcher

Facile, pratique, la marche urbaine se structure et s’impose aujourd’hui comme une activité de bien-être et de remise en forme.

Ma salle de sport, c’est la rue

La marche urbaine s’adresse à tous. L’âge, la tenue vestimentaire ou le niveau de performance n’ont aucune importance. Il s’agit simplement de progresser en évoluant à pied dans sa ville. Le trajet domicile-bureau est généralement la première étape. Le marcheur urbain s’invente ensuite d’autres trajets qu’il évalue en temps : une demi-heure pour aller au bureau, une heure pour traverser la ville d’est en ouest… La rue devient une aire de bien-être et de loisir où le marcheur découvre son environnement et, surtout, améliore sa forme.

D’un pas léger

Marcher en ville ne nécessite pas d’entraînement et n’exige pas, au début, d’effort physique intense. Des études ont montré qu’en raison de la constitution de notre corps marcher est plus naturel que s’asseoir, se tenir debout ou courir et exerce moins de pression sur le corps. Par ailleurs, la marche ne force pas sur les articulations. L’impact du choc causé par les pas de course est équivalent à 3 à 4 fois le poids du corps, alors que le choc subi lors de la marche est de 1,5 fois seulement.

Des bénéfices multiples

La marche permet d’affiner la silhouette. Elle brûle presque autant de calories que le jogging. En courant 30 minutes à 8 km/h, vous brûlez environ 285 calories. En marchant 30 minutes à 6,5 km/h, vous brûlez 165 calories sur une surface plane, 225 calories sur une pente de 5 % d’inclinaison et 360 calories sur une pente de 10 %. En outre, la marche fortifie le dos, améliore votre position, amincit la taille raffermit les fessiers, les cuisses, les mollets et la ceinture abdominale. Une liste de bienfaits que l’on peut encore allonger en marchant les fesses serrées et en rentrant le ventre. Côté santé, la marche réduit la pression artérielle, le taux de mauvais cholestérol, l’anxiété et elle ralentit la perte osseuse causée par l’ostéoporose. Enfin, elle augmente la capacité respiratoire.

Tout est dans la chaussure

L’accessoire de base du marcheur urbain reste la chaussure. Il s’agit souvent d’une chaussure hybride pouvant se porter avec une tenue de ville, mais suffisamment souple et sportive pour accepter les kilomètres. Un modèle qui se développe et qui n’est pas forcément hors de prix. Une grande chaîne de distribution d’articles sportifs propose une gamme Botna à partir de 13 € la paire. Reste la version américaine : tailleur-baskets. Pas toujours glamour, mais confortable. Une marque (Shape-Ups) s’est engouffrée dans le créneau de la marche urbaine avec des chaussures spécialement adaptées. Efficaces, mais plus chères (à partir de 120 €).

Un mouvement éco-citoyen

La liste des métropoles européennes (Londres, Copenhague, Paris, Barcelone, Lisbonne, Bilbao…) qui misent sur la promotion de la marche urbaine s’allonge chaque jour. Le phénomène gagne les États-Unis et New York se met au diapason des «villes marchables», une véritable lame de fond portée par le bouleversement des modes de vie. C’est ainsi que de nombreux colloques* sont régulièrement organisés pour définir une politique de la ville qui réponde à des finalités multiples : préserver le climat, conserver le patrimoine, promouvoir la santé, la culture et le lien social.

* «Les territoires du moi : aménagements matériels et symbolique de la marche urbaine», Yves Winkin en collaboration avec Sonia Lavadinho. Étude consultable sur www.unige.ch.

30 minutes par jour

C’est le minimum de marche active recommandé pour une bonne hygiène de vie (avec un minimum de 10 minutes d’affilée). Les Français sont loin du compte. Ils passent 4 h 45 par jour assis* et ne marchent 10 minutes d’affilée que 4,5 fois dans la… semaine. 12% d’entre eux déclarent même ne jamais marcher 10 minutes de suite.
* Source : Eurobaromètre Health & Food.

Le saviez-vous ?

Les propriétaires de chiens marchent davantage que les autres. Deux fois plus pour être précis. Grâce à la promenade évidemment (deux fois 20 minutes par jour en moyenne). Quand vous promenez Pépette, vous marchez en moyenne 9,3 kilomètres par jour* contre moins de la moitié pour ceux qui ne possèdent pas de compagnon à quatre pattes.
* Source : Fédération canine du Royaume-Uni.

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